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Histoire du premier camulet

5. 7. 2008

  Il y était une fois,Obrazek dans les vastes plaines herbeuses de l´ouest, bien avant que les premiers visages pâles ne commencent leur conquête sanglante, deux tribus voisines.

La plaine était également le lieu de résidence des bisons, ce qui est heureux puisque le bison est le gibier favori des tribus. En général, les tribus sont pacifiques, les guerres sont rares, mais un chasseur pour s´entraîner peut chasser un enfant ou une femme de la tribu voisine qui s´est trop éloigné du territoire de sa tribu d´origine et en ramener la tête comme trophée.

Pour une raison que l´histoire ne dit pas, les bisons s´étaient faits de plus en plus rares, et une guerre longue avait fini par se déclarer entre les tribus. Les victimes s´accumulaient, et le danger de voir les tribus disparaître totalement augmentait. Les deux chefs des tribus décidèrent d’entamer des discussions sur les conditions de la paix à construire. Ils se rencontrèrent à la frontière des deux territoires, tracèrent un large cercle sur le sol délimitant une zone dans laquelle il était interdit de pénétrer armé. Ils enterrèrent alors leur hache de guerre et se rejoignèrent à l´intérieur du cercle pour commencer les discussions de paix et l´organisation équitable de la chasse. Comme on se doutait que les palabres seraient longs et qu´ils dureraient toute la nuit, on avait préparé un feu et du bois de réserve. Les deux chefs s´assirent l´un en face de l´autre. En silence ils se dévisagèrent, pensant à leur première phrase bien conscients de son importance car c´est elle qui déciderait de la poursuite de la guerre ou du début d´une ère de paix.

Il faut que le lecteur s´imagine la grande nervosité des deux chefs. Quelques instants auparanvant, ils étaient toujours armés et prêts à fendre le crane de leur adversaire. Les voila tout d´un coup contrainds de contrôler toute leur énergie pour mener à bien leur discussion. Bien que les chefs soient assis, cette nervosité presqu´incontrôlable se décèle encore à l´activité frénétique de leurs mains et de leurs doigts. L´un deux se met à fouiller ses poches et y trouve une pipe eObrazekt du tabac. Il tasse le fourneau et se penche vers le feu pour allumer sa pipe. Il aspire profondément une bouffée. C´est sans doute ce changement de rythme de la respiration qui amène à une impression de calme et de sérénité nécessaire au bon déroulement des pour-parlers. Le premier geste d´apaisement fût donc de tendre le calumet vers l´autre, cet ennemi en passe de devenir un allier dans la paix. A son tour il fume la pipe, a son tour il ressent une paix intérieure l´envahir. A son tour il sent l´agressivité qui le dominait encore à l´extérieur du cercle du dialogue se transmuter en volonté de collaboration avec cette ombre de la tribu adversaire : l´autre.

 

 


 

 

 

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