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Da Batman

 

 

Chère Ange,

 

Je vous envoie ces quelques fleurs du mal, une histoire de la tristesse sans limite issue de cet étrange monde aux ruelles d’ombres vomies par les méandres urbains et nauséeux.

 

Puissent-elles vous plaire.

 

Quand il ne reste de cette vie qu’un long désespoir, qu’une souffrance statistique et continue, alors les rires sardoniques s’élèvent de toutes parts, nous lançant d’obscurs miroirs révélateurs.

 

Observez avec un peu d’honnêteté ce monde de bonté et d’amour et, si le courage vous en dit, comptez les morts. Comptez chaque année ces deux mille enfants morts de mauvais traitement dans le seul pays de la so called démocratie réinventée, comptez ces cinq mille enfants morts chaque jour de malnutrition…comptez chaque minute cet enfant de moins de quinze ans déjà mort du sida…So it goes.

 

Qu’importe ces bougnouilles négroïdes, qu’ils crèvent en paix. Les faces de craie prieront leur Dieu pour leur âme, marmonnant leurs incantations tout en investissant toujours d’avantage en industries pharmaceutiques, en laboratoires d’apprenti sorcier, en nouveaux virus qu’ils éradiqueront toujours plus chèrement par amour du prochain.

 

Mais revenons à notre sombre histoire, celle d’une ultime danse autour de la seule question du sens de la vie.

 

Il est une vérité. Elle réside dans le grand livre de la nature, écrite dans la douleur de l’expérience raisonnée, celle-la même qui dépèce les cadavres rejetés parmi les monceaux d’ordures jonchant nos rues. A qui de les ramasser, à qui d’en prendre soin, à qui de rechercher le pourquoi de ces brutalités humaines, à qui de les inviter à la lumière d’une dernière danse.

 

Car la justice triomphera sur terre et nulle part ailleurs. Et quand le juge corrompu ferme les yeux, c’est au criminel de rendre la justice. Qu’on aie du moins la décence de ne pas le blâmer pour l’aveuglement du juge…

 

Bien sûr que nous sommes des criminels, nous avons toujours été des criminels, nous devons êtres des criminels!

 

La conscience universelle reste hors la loi des racailles qui nous gouvernent, méchante de froideur objective, désespérée dès qu’elle ne sait plus orienter le monstre qui gronde en elle.

 

Et quelque chose de se briser pour toujours pour d’inimaginables raisons...

 

 

Mais que les excentriques farfelus se taisent enfin. Les gens sérieux mèneront la ronde terrestre comme ils l’ont toujours fait…ceux qui s’intéressent à l’histoire du monde compteront les morts…

 

 

...qui vivront en eux…

 

 

...à jamais.

 

 

 

***

 

 

Dolni Sucha, le 8 avril

 

 

 

 

 

 

 

 

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